La marmotte a-t-elle vue son ombre?Tous les ans, le 2 février, en Pennsylvanie, un petit groupe de gens se rassemble devant la tanière d’une marmotte, caméra en main pour voir si cette dernière, au sortir de son trou verra son ombre. De là nous saurons s’il reste six semaines à l’hiver ou plus. Folklore, événement médiatique drôle pour faire passer le temps ou vielle tradition amusante, peu importe comment vous qualifiez cet événement, cela ne demeure que du divertissement. Que certaines personnes y croient vraiment me rend quelque peu perplexe mais qu’elles en dépriment si le verdict est qu’il reste plus de six semaines à l’hiver dépasse presque l’entendement. L’hiver, comme toutes les saisons d’ailleurs, est une période qui nous revient année après année et pourtant plusieurs ne s’y habituent pas. Ils passent le temps à maugréer, se plaindre du froid, de la quantité de neige, de la difficulté à se déplacer. Tout est sujet à critique et mauvaise humeur. Bonté que le temps est long lorsqu’on le passe à bougonner! Les saisons font partie des choses sur lesquelles nous n’avons aucun contrôle, tout comme la température qu’il fait et autres détails météorologiques qui ne nous laissent pas le choix. Ceci étant cependant, notre attitude face à ces derniers est entièrement de notre ressort. Nos choix de loisirs, de divertissements, d’activités nous appartiennent et sont notre responsabilité. Si certains détestent l’hiver, c’est peut-être parce qu’ils ne font rien pour s’y adapter car c’est à nous à s’adapter à l’hiver et non l’inverse. Darwin a découvert que les animaux avaient su s’adapter, au fil des millénaires, à leur environnement, c’est ce qui s’appelle l’évolution. L’espèce animale qui a su s’adapter le plus rapidement à son environnement est sans contredit l’homme. Son intelligence, sa dextérité, sa capacité à trouver des solutions lui a permis non seulement de survivre mais aussi de s’adapter à son environnement, certes, mais aussi aux circonstances, aux situations diverses dans lesquelles il se retrouvait, bref nous devrions être passés maîtres dans l’art de nous adapter. Et pourtant… Nous avons vécu de grands changements et d’autres se pointent à l’horizon et ces derniers ne sont pas nécessairement rassurants pour une partie de la population. Certains n’en seront pas affectés comme c’est toujours le cas dans ces circonstances, d’autres le seront peu mais pour ceux qui le seront profondément, leur capacité à s’adapter deviendra primordiale à leur survie. J’ai une grande amie qui dit qu’il y a deux types de gens sur terre. Ceux qui ont l’habitude de dire « pourquoi? » tout simplement ; pourquoi moi?, pourquoi est-ce arrivé?, pourquoi faire ceci ou cela? et il y a les « pourquoi pas!? » Ces gens qui refusent le statu quo. Ils ont assez d’imagination pour transformer toute situation singulière en défi à relever. Ces gens ont une plus grande aisance à trouver des solutions et ont donc par le fait même plus de facilité à maîtriser les situations qui demandent une grande capacité d’adaptation. Comme par hasard, c’est encore une question de choix. Il est tellement plus facile de rester dans une position de victime et de se plaindre plutôt que de faire les efforts nécessaires afin de s’ajuster. |
|---|