Le choix d’un peuple

Au moment où vous lirez ces lignes, Barack Obama sera officiellement le 44e président des États-Unis. Il n’a pas été élu par tous les américains et n’eût été de certaines gaffes du clan républicain, le résultat final aurait pu être tout autre. Cependant, comme dirait mon vieil ami Jacques, Alea jacta est, le sort en est jeté. Maintenant que la chose est faite et entendue, la majorité de nos voisins du sud sont réunis  derrière leur président et attendent d’être ramenés à la prospérité d’antan. Mais il y a plus. Bien sûr tous ne sont pas derrière Barack Obama, il restera toujours ce groupuscule de racistes, red necks, et extrémistes opposés à sa venue mais le bien est fait. Je sais, la formule consacrée est : Le mal est fait mais dans le cas qui nous occupe, le bien est fait. Depuis le 20 janvier 2009, il y a à la Maison-Blanche un symbole de renouveau car en fait c’est de cela dont il s’agit, Barack Obama n’est pas un messie, un sauveur ou un druide qui a une potion magique, non, Barack Obama n’est en fait qu’un catalyseur d’énergie, celui par qui le changement vient mais pas celui qui fera le changement. Les américains changeront, le Monde changera grâce à son influence. Il est la suite logique de l’évolution humaine. Il est celui qui nous fera avancer en tant que peuple de la Terre mais surtout en tant qu’individus comme l’ont fait avant lui tous les catalyseurs de changement. Hippocrate, Galilée, Newton, Darwin ont bouleversé leur époque dans leurs domaines respectifs. Pour ce qui est des droits de la personne, Abraham Lincoln a donné le ton en libérant les noirs de l’esclavage sans pour autant les libérer de leur négritude. Il a fallu attendre les gestes d’autres héros, parfois flamboyants, parfois obscurs comme ceux de Rosa Parks en 1955 qui refusa de laisser sa place dans un autobus et se retrouva en prison pour ce « délit », ces illustres inconnus qui se sont fait tabasser par les forces de l’ordre de l’époque lors du non moins célèbre Bloody Sunday de mars 1965 ou de Martin Luther King qui fût assassiné en défendant ses droits et ceux de tous les peuples oppressés pour des raisons de race, sans oublier Nelson Mandella. À ces noms, vous pouvez ajouter celui de Gandhi, mère Teresa, Lady Diana… Comme dans le cas de tous ces gens, Barack Obama n’est que le catalyseur qui fait en sorte que nous tous, nous changions un peu. Il est celui par qui l’espoir renaît, celui qui rassemble les gens vers un objectif commun et qui fait en sorte que chacun fasse sa part. Son plus grand défi sera de s’entourer de gens compétents et ouverts qui seront prêts à tracer de nouveaux chemins plutôt que de suivre ceux déjà établis mais qui ne mènent nulle part. Sa plus grande qualité sera son écoute afin de s’assurer de bien saisir tous les tenants et aboutissants de sa fonction mais aussi et surtout, de faire le pont entre les différences comme il a si bien su le faire pour se faire élire. À présent que nous avons l’exemple devant nous, il ne reste plus qu’à devenir à notre tour des instruments de changement pour notre société, notre gouvernement, notre famille, notre entreprise, enfin tout ce dont nous sommes responsables. Les américains ont choisi de suivre leur leader et ce dernier sera le choix le plus facile qu’ils auront eu à faire, ceux qui s’en viennent seront beaucoup plus difficiles mais c’est dans l’adversité que se lèvent les grands. Cette fois encore, seule l’Histoire nous dira si le peuple américain a fait le bon choix mais pour l’instant, l’unique critère qui a une quelconque signification pour tous et sur lequel nous basons notre espoir est fort simple : les valeurs de Barack Obama. Peu importe les plans d’action qu’il a élaboré, les stratégies et les alliances, ce qui fait vibrer le Monde, ce sont les valeurs humaines véhiculées par ce dernier. Lors de vos prochaines décisions, posez-vous cette simple question : est-ce que ce choix est en ligne avec mes valeurs? Si la réponse est oui alors vous pourrez le paraphraser en disant : « Yes I can. »