Les exceptions

La semaine dernière, j’avançais la règle première sur laquelle je base toute ma réflexion et qui affirme que selon moi tout est question de choix. Je vous disais aussi que comme toute bonne règle, elle a ses exceptions et les voici :
La première exception consiste en nos gênes. Ceux-ci nous ont été légués à la naissance par nos parents et nous n’y pouvons rien changer. La couleur de nos yeux, celle de nos cheveux, notre morphologie, etc. Bon je vous entend me dire que l’on peut changer la couleur de ses cheveux. Bien sûr mais cela ne fait pas pour autant une blonde d’une brunette et vice versa. La seconde exception a un lien avec la première car il s’agit de nos parents/enfants/frères/sœurs. Nous ne choisissons pas notre filiation. La troisième exception est en fait une combinaison des deux précédentes i.e. : nos handicaps innés. Par cela j’entends les handicaps qui nous recevons à la naissance et qui nous suivent toute l’enfance et ce, peu importe sa provenance. Il peut être physique, physiologique, psychique ou social. Pour l’enfant qui naît avec une maladie congénitale ou une carence visible c’est une chose évidente mais celui qui naît dans une famille dis fonctionnelle, abusive ou socialement défavorisée, la tare n’est pas nécessairement évidente mais elle n’en est pas moins là et surtout, elle ne fait pas partie des choix que l’on fait. La quatrième exception est plus évidente; les accidents fortuits. Les accidents dont nous n’avons aucune part de responsabilité comme les accidents dans les transports en commun et autres incidents du genre. Puis vient la cinquième et dernière exception; les cataclysmes tels les tsunamis, ouragans, tornades et autres déchaînements de la nature hors de notre contrôle. Pour ce qui est du reste pour moi, tout est question de choix. Ce qui m’amène à ma seconde affirmation qui découle de cette première et qui dit que dans la vie… Nous avons toujours le choix!  Habituellement le consensus est assez général. Sauf pour quelques personnes plus difficiles à convaincre, cette affirmation trouve preneur à plus de 98% dans la population. Ce qui m’amène à cette phrase assassine qui fait souvent frémir plusieurs mais assurément réfléchir tout le monde : si vous ne réussissez pas à la hauteur de vos attentes, c’est par choix! Cette phrase a transformé ma vie pour toujours.
Cette journée-là, j’ai cessé d’accuser la société, le gouvernement, la mondialisation, ma famille, mon patron, mes employés, etc., etc., pour tous les déboires qui m’arrivaient et j’ai enfin pris conscience que j’étais le seul responsable de tout ce qui m’arrivait; bon ou mauvais. Cela a été une révélation. Je me sentais comme Paul sur le chemin de Damasse. Je réalisais que sauf pour les exceptions mentionnées plus haut, j’étais le seul responsable du résultat et que ce dernier était imputable uniquement à la pertinence de mes choix.
Si ma famille, le gouvernement ou qui que ce soit posait un geste à l’encontre de mes valeurs, il m’incombait de réagir et de dénoncer haut et fort la situation et de faire en sorte de provoquer le changement et non le subir. Car en fait, c’est de cela qu’il s’agit; subir. Lorsque l’on ne choisit pas, on subit le choix d’un autre, bien souvent. De plus, lorsqu’un événement totalement hors de mon contrôle arrive, je sais que je ne maîtrise pas la situation ni les tenants et aboutissants mais ce dont j’ai le contrôle, c’est la façon dont j’y réagirai, l’attitude que j’aurai face à cette situation et çà, c’est une position de décideur et non de victime. Car voyez-vous, toutes les personnes que je connais qui prétendent ne pas avoir le choix, se sont dites victimes des circonstances et des situations dans lesquelles elles se sont retrouvées. Le problème est que leur attitude les a maintenues dans cette position. Je connais beaucoup d’autre positions bien plus agréable que celle de victime alors… je choisis. Pour réagir à cet article envoyez un courriel à bernard@bernardlandreville.com