Le choix
Pourquoi intituler la chronique « la voix du choix? » Pourquoi parler de choix?
Tout simplement parce que depuis aussi loin que je me rappelle, j’ai toujours été fasciné par les choix, les miens, bien sûr, mais surtout ceux des autres. Je dois cependant avouer que je ne l’ai pas toujours fait en toute connaissance de cause. Ce n’est qu’il y a environ une dizaine d’années que j’ai pris conscience de la chose. Depuis ce temps, j’étudie le choix sous toutes ses formes et sur toutes ses coutures. Je me suis rendu compte que sauf pour ce qui est de respirer, choisir est ce que nous faisons le plus souvent. Selon une étude scientifique, le Nord-Américain moyen prendrait 5400 décisions par jour, ce qui représente un choix toutes les onze secondes si nous soustrayons les huit heures de sommeil en moyenne que nous prenons. Pour une personne de 75 ans, cela représente 150 millions de choix dans une vie! Bon, tous ne sont pas aussi importants les uns que les autres mais tout de même, 150 millions, ouf… ce qui m’amène à ma première affirmation : « tout, dans la vie est une question de choix ». Lorsque nous y réfléchissons bien, tout est matière de choix. De l’enfance jusqu’à notre décès, tout n’est qu’une suite de choix plus ou moins appropriés qui forgent notre personnalité mais aussi notre réussite et notre satisfaction vis à vis la vie que nous menons et du succès qui en découle. Comme toute règle, celle-ci a ses exceptions et nous les aborderons lors de la prochaine chronique.
Au fil des semaines, je vous emmènerai dans ce monde fascinant où ensemble, nous découvrirons tout le potentiel que nous détenons mais qui n’est pas utilisé. Nous verrons les mécanismes d’autodéfense, les tentatives de rationalisation et toutes les autres échappatoires utilisées pour éviter de se responsabiliser. Nous nous attaquerons surtout à l’infâme phrase assassine qui se conjugue à tous les temps : Je n’ai pas le choix… Je n’avais pas le choix…, et qui, en fait, est l’excuse classique qui nous évite de répondre de nos gestes mais qui nous place dans une position encore plus vulnérable, celle de victime.
Cette nouvelle chronique se veut interactive au plus haut niveau. Je souhaite que vous exprimiez votre désaccord, vos opinions, votre façon de voir et vos interrogations, tout comme lors d’une conférence. Je répondrai personnellement à tous les courriels qui me seront acheminés et je conserverai l’anonymat aux personnes qui le désirent.
Le choix a ceci de fascinant; peu importe la gravité de ce dernier, les critères de sélection sont universels et s’appliquent de la même manière pour un choix banal comme pour celui de la plus haute importance. Nous verrons les cinq critères qui devraient diriger vos choix dans toutes circonstances, les trois types de choix qui s’offrent à nous ainsi que la multitude de situations dans lesquelles nous les retrouvons.
Pour cette première chronique, je souhaiterais déjà vous mettre à contribution en vous demandant de répondre à l’une des trois questions suivantes :
1. Quel est le choix le plus épineux auquel vous ayez eu à faire face récemment?
2. Quel est le choix le plus inquiétant auquel vous aurez à faire face dans un avenir rapproché?
3. Quel a été le choix le plus difficile que vous ayez eu à faire dans votre vie?
Et m’envoyer vos réponses par courriel à l’adresse bernard@bernardlandreville.com en n’oubliant pas de mettre à la ligne sujet les mots question choix.
J’anticipe le plaisir de vous lire et d’échanger avec vous afin de créer la chronique la plus motivante qui soit pour le bénéfice de tous et chacun. |